Avant 2006, la fracture entre les ordinateurs Apple Macintosh et les PC Windows était absolue. macOS ne fonctionnerait tout simplement pas sur des PC standards et Microsoft Windows ne pourrait pas toucher au matériel Mac. Le résultat fut une guerre culturelle. Les disputes pour savoir quel système était supérieur étaient monnaie courante. Une poignée d’utilisateurs ont tenté de combler le fossé en utilisant un logiciel de virtualisation, mais ces solutions de contournement étaient maladroites et limitées. Pour bénéficier de toute la puissance des deux écosystèmes, il fallait acheter deux machines distinctes.
Puis arrive 2006. Apple décide d’abandonner ses processeurs PowerPC. Ils sont passés aux puces Intel, les mêmes qui alimentent les PC standards. Ce changement de matériel a tout changé. Il a permis d’exécuter Windows sur du matériel Mac avec des performances natives. Apple a également publié Mac OS X Tiger (10.4), la première version de macOS conçue pour prendre en charge les processeurs Intel.
Cette transition a ouvert la voie au Boot Camp. Développé par Apple en coopération avec Microsoft, cet utilitaire permet d’installer à la fois macOS et Windows sur la même machine. Vous n’êtes pas obligé de choisir l’un ou l’autre. Vous installez les deux, puis redémarrez votre Mac pour sélectionner le système d’exploitation que vous souhaitez utiliser.
Boot Camp est une fonctionnalité standard depuis le lancement de Mac OS X Leopard (10.5) en 2007. Depuis macOS 11 Big Sur, l’outil prend en charge Windows 10. Il y a cependant un problème. Boot Camp ne fonctionne que sur les Mac à processeur Intel. Alors qu’Apple passera à son propre silicium d’ici la mi-2021, ces machines seront progressivement supprimées.
Pour comprendre comment fonctionne réellement cette configuration à double démarrage, nous devons examiner comment les Mac gèrent leurs partitions de disque dur.




























