Le juge ordonne la suppression des vidéos de dépôt viral DOGE au milieu du harcèlement

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Un juge de Manhattan a ordonné la suppression de vidéos de déposition mettant en vedette d’anciens employés du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE) d’Elon Musk, après qu’elles aient été largement partagées en ligne et utilisées à des fins de moquerie. Cette décision fait suite à des informations selon lesquelles au moins un témoin, Justin Fox, aurait reçu des menaces de mort et aurait été victime d’un harcèlement important en raison de la diffusion publique des enregistrements.

Contexte de l’affaire

Les vidéos ont été initialement publiées par des groupes universitaires poursuivant en justice pour annuler les réductions de subventions mises en œuvre par DOGE au printemps dernier au National Endowment for the Humanities. Les groupes ont mis en ligne près de 25 heures de dépositions dans le cadre de leur dossier judiciaire, qui est rapidement devenu viral après une couverture dans le New York Times.

Détails clés du témoignage

Fox et un autre ancien employé du DOGE, Nate Cavanaugh, ont déclaré avoir utilisé ChatGPT pour identifier les subventions violant le décret du président Trump contre les « programmes gouvernementaux radicaux et inutiles de D.E.I. ». Tous deux ont reconnu manquer d’expertise dans les sciences humaines, mais ont défendu la mission du DOGE de réduire ce que Cavanaugh a décrit comme des « petites agences inutiles ».

Réaction du public et intervention des tribunaux

Des extraits des vidéos se sont rapidement répandus sur les réseaux sociaux, suscitant des critiques sur le manque perçu d’inquiétude et de justifications des employés de DOGE pour les décisions d’octroi de ChatGPT. De nombreux projets ciblés se concentraient sur la race, le sexe et la discrimination. Le gouvernement a fait valoir que la publication non autorisée des dépositions violait la procédure judiciaire et conduisait à du harcèlement, ce qui a conduit le juge à ordonner leur révocation.

Cette affaire met en évidence les risques liés à la publication de documents juridiques sensibles à l’ère des médias sociaux, ainsi que les conséquences potentielles pour les personnes impliquées dans des initiatives politiques controversées. L’incident soulève des questions sur l’équilibre entre transparence et sécurité personnelle, en particulier lorsqu’il s’agit de débats politiques houleux et de prise de décision algorithmique.