Le monde de la technologie vit un moment de déjà-vu saisissant : Travis Kalanick, le co-fondateur controversé d’Uber, est de retour dans le jeu de la robotique. Sa nouvelle entreprise, Atoms, est sur le point d’acquérir Pronto, une startup de véhicules autonomes dirigée par un autre ancien d’Uber, Anthony Levandowski. Cette décision souligne la résurgence des stratégies agressives de croissance rapide qui ont défini la scène technologique du milieu des années 2010 – une période dont on se souvient autant pour l’innovation que pour le scandale.
Les échos de 2016
La réémergence de Kalanick n’est pas seulement un retour personnel ; cela représente un changement plus large dans l’industrie. Le battage médiatique initial autour des véhicules autonomes, qui a culminé vers 2016, est relancé, bien qu’avec un nouvel ensemble d’acteurs et les leçons tirées des erreurs passées. L’acquisition d’Otto de Levandowski par Uber en 2016 s’est soldée par une âpre bataille juridique avec Waymo au sujet des secrets commerciaux. Cette fois, Kalanick est déjà l’investisseur majoritaire dans Pronto, ce qui suggère une approche plus calculée.
Lancement accéléré de Rivian
Pendant ce temps, Rivian fait pression pour un lancement accéléré de son SUV R2. L’entreprise mise sur le marketing expérientiel lors d’événements comme le SXSW pour se connecter avec son public cible : les passionnés de technologie aisés. L’édition de lancement performante débutera à 57 990 $, avec une version plus abordable à 45 000 $ retardée jusqu’en 2027. Rivian met l’accent sur l’informatique de pointe, en utilisant de grands modèles de langage locaux pour réduire la latence et améliorer les performances. Le R2 dispose également de « roues halo » avec retour haptique pour un contrôle intuitif.
Les ambitions des robotaxis de Lucid Motors
Lucid Motors a brièvement évoqué un concept de robotaxi, mais a rapidement précisé qu’aucun développement actif n’était en cours. Cela met en évidence la tendance de l’industrie à faire des promesses excessives et à ne pas livrer suffisamment, en particulier dans l’espace autonome. Malgré le battage médiatique, les progrès concrets restent lents et souvent en retard.
** Offres et financement **
Mind Robotics, une spin-out de Rivian, a obtenu un financement de série A de 500 millions de dollars dirigé par Accel et Andreessen Horowitz. Cet afflux de capitaux témoigne de la confiance continue des investisseurs dans la robotique industrielle malgré une incertitude économique plus large. D’autres accords incluent l’acquisition par inDrive de Krave Mart et l’augmentation de 4,2 millions de dollars de Mirai Robotics pour les systèmes maritimes autonomes.
La route à suivre
La convergence de ces développements – le retour de Kalanick, le lancement agressif de Rivian et l’optimisme prudent autour des véhicules autonomes – dresse le tableau d’une industrie technologique rentrant dans une ère familière d’ambition, de risque et de changement rapide. Les leçons du passé façonneront l’avenir, mais l’énergie sous-jacente reste la même.




























